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La tour ronde (St Michel de Maurienne)
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À suivre
Quand les seigneurs de Saint-Michel faisaient parler la poudre
À Saint-Michel-de-Maurienne, sur le plateau de Chambarlet, se dresse une tour ronde, reste d’un château fort auquel se rattache un épisode assez cocasse que rapporte le chanoine Truchet. Lorsque Louis XIII envahit la Savoie en mai 1630, le maréchal  Faber intima à la garnison l’ordre de se rendre car il ne ferait pas de quartier si un seul de ses hommes était blessé. Le gouverneur lui fit répondre : « Je suis de meilleure maison que le gouverneur du fort de Pontamafrey qui ne s’est rendu qu’après avoir épuisé sa provision de poudre. Je ne veux pas paraître avoir fait moins que lui ». Faber lui permit donc de « brûler sa poudre aux oiseaux » avant de se rendre… et amusa beaucoup le roi en lui contant l’anecdote.
On ne connait pas la date de construction de ce château, mais ce site idéal pour défendre un passage important fut sans doute fortifié assez tôt. Les seigneurs de Saint-Michel en étaient les propriétaires jusqu’au décès de leur dernier représentant en 1295. En fait, la robuste tour ronde qu’il en reste aujourd’hui ne devait guère être antérieure puisque ce type de fortification circulaire est apporté par Pierre II, comte de Savoie de 1263 à 1268, siège de la châtellenie de Maurienne, passa ensuite dans le patrimoine de la famille Mareschal. Il ne fut pas mêlé qu’à des épisodes de " guerre en dentelles " comme celui rapporté plus haut. En 1597, il fut pris par les troupes de Lesdiguières et en 1615 on avait songé à sa démolition. En fait, il tomba en ruine dès la fin du XVIIe siècle, mais la tour ronde, magnifiquement restaurée, a belle allure avec ses quelque 15 mètres de haut pour un diamètre inférieur de plus de 4 mètres et ses murs de 2,25 mètres d’épaisseur. Fini la guerre : le plateau de Chambarlet est devenu un agréable lieu de promenade.
Pierre Dompnier  " La Maurienne "
Depuis le promontoire de Montandré, qui domine le bassin de Saint-Jean-de-Maurienne, la vue s’étend au loin vers les Aiguilles d’Arves, le Mont Charvin, le pic de l’Etendard. Pas étonnant que l’on y ait installé, en 2008, une table d’orientation. Mais ce site privilégié était aussi depuis longtemps un haut lieu de spiritualité. Les trois croix du calvaire qui dominent le plateau ont été refaites en 1994, en remplacement d’autres qui étaient là “de temps immémorial”. Quant à la chapelle, on ignore sa date de construction mais forcément antérieure à 1661 puisque, le 7 juin de cette année-là, la population de Saint-Jean-de-Maurienne fit une procession à Notre-Dame-de-Montandré pour implorer sa protection contre les inondations que subissait alors le pays. La chapelle actuelle est de grandes dimensions : 25 m sur 8 m. Elle remplaçait sans doute un édifice plus ancien et plus modeste mais son style est bien celui que l’on trouve en Maurienne au XVIIe siècle, date aussi d’une bonne partie de son mobilier, comme les tableaux des autels latéraux peints par Gabriel Dufour en 1679. C’est même du début du XVIIe siècle que datent les plus anciens ex-voto laissés par les pèlerins en remerciement de leurs vœux exaucés.
En 1708, Mgr de Masin trouvait la chapelle solidement bâtie et richement dotée. En 1776 le retable reçut un nouveau tableau signé “Pignol hispanus pinxit”. Et dans ce sanctuaire toujours bien entretenu et fréquenté (pèlerinage le 8 septembre) le XXe siècle à laissé aussi sa marque avec la fresque d’un maitre de l’Art Sacré, René Burlet (1907-1994), représentant une Vierge à l’Enfant avec, de part et d’autre, le semeur et le moissonneur.
Pierre Dompnier "La Maurienne"