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Col de la Roue
Col de Montjoie
Accès à la rando: Depuis St Avre - La Chambre, prendre la direction de Notre-Dame du Cruet, Montgellafrey. A l'entrée du village, tourner à gauche, direction le lac de la Grande Léchère. Aucun rique d'erreur, fléchage parfait.
 
Carte  IGN 3433 ET       (Voir Parcours)
 
Altitude de départ                  : 1680 m.
Altitude La Mère de l'eau     :  2010 m.
Altitude de Montjoie              :  2253 m.
Dénivelé                                  :   573 m.
Temps                                     :  2 heures  (aller)
 
Voir carte accès parking
 
Après avoir  jeté  un oeil  sur  le  lac, prendre la piste et  la suivre jusqu'à son  terme ou, vous pouvez  faire  comme  moi, afin  d'éviter  à  rester  constamment  dessus, au  bout  de 500 m environ de marche, j'ai  pris un  petit  sentier qui  monte à gauche de  la piste en direction du "Grand Pré", photo  ci-contre  puis, aller  en  direction  de  la  croix  qui  dépasse  des arbres,  suivre le  sentier  qui  descend  légèrement  en  la  contournant par  la  droite et, au bout d'un moment on retrouve  la piste quittée plus bas. Cela fait  un petit dénivelé supplémentaire qui est assez agréable et qui rend la montée un peu moins monotone.
Cliquer sur le panorama pour le visualiser pleine page
Maintenant, il faut penser au retour et, lors de  la descente sur  La Chambre, vous pouvez continuer à visiter  le secteur en marquant un arrêt au haut village de  Montgellafrey, afin de voir encore quelques greniers qui sont au nombre de 46, regroupés autour d'un four banal, sa belle église qui constitue une  halte sur les Chemins du baroque. Elle fut agrandie en 1698 au point  que le choeur, initialement à  l'est, se retrouva à  l'ouest. Sur  la  façade, au-dessus de la  porte d'entrée, une niche abrite la  statue de son  saint patron, Théodule, un verre à la main. La tradition voulait que le jour de sa fête, le dimanche suivant le 15 août, le plus âgé des habitants prénommé Théodule montât remplir de vin ce verre.
Après le col, un petit tour dans les environs, en bout de crête afin d'avoir une vue sur le rocher de Sarvatan et direction le Roc rouge qui n'est pas loin (alt 2375 m), avec vue sur le col et son abri et au loin le col de la Madeleine, avec à sa droite le Cheval Noir, dont le détail de la rando figure sur une page du site.
L'abri que les ouvriers utilisaient existe toujours et a été tout dernièrement  rénové, puisque mon passage 07-10-2010 coïncidait avec la fin des travaux effectués par le personnel du RCM (restauration des constructions de montagne) car, il était en très mauvais état; les promeneurs pourront donc à nouveau l'utiliser lors de leur passage.
Historique des paravalanches : Les travaux correspondant  aux constructions de banquettes et de murs paravalanches de grande envergure se sont décidés et commencés dès 1908, pour être poursuivis jusqu'à la première guerre mondiale. L'entreprise qui effectuait ces travaux employait une douzaine d'ouvriers qui  travaillaient  tout l'été et logeaient dans des abris situés au col. Les toits de ces abris étaient confectionnés dans une  variété de toiles goudronnées, maintenues par des pierres et  démontés l'hiver. Le ravitaillement était fait par des mulets depuis Montgellaffrey ou Le Planay. (la route du col de la Madeleine n'existant pas à cette époque). En 1914, il avait été ainsi réalisé une baraque, un barrage en maçonnerie et, environ 20 kms de sentiers, 2400 ml de murs divers et 1600 ml de banquettes. Après la guerre de 1914-1918, quelques travaux d'entretien ont été entrepris pour réparer les murs et banquettes les plus dégradées. Bien que le programme de construction de murs et de banquettes ait été entièrement  réalisé, le régime des avalanches n'a  presque pas été modifié. En effet, comme l'a montré l'expérience acquise depuis une trentaine d'années, ce type de correction a une efficacité  très limitée. De tels ouvrages augmentent la rugosité du sol et peuvent retenir les avalanches dont le plan de glissement  est  voisin du sol ; mais ils sont sans effet sur les autres qui sont de loin les plus nombreuses, car ils sont très rapidement comblés et recouverts par la neige. Ainsi la plupart des avalanches de neige poudreuse, qui sont les plus désastreuses, ne sont nullement supprimées par un tel dispositif. Les avalanches subsistent également parce que  la  correction est  partielle; quelques avalanches importantes prennent  naissance dans les zones qui n'ont  pas fait  l'objet de travaux. Leur correction serait, sinon impossible, du moins encore plus chère que celles dont la correction a été tentée. Par ailleurs, les crues du  torrent se sont nouveau faites plus rares après la période critique qui a suivi l'éboulement de Roche Bénite (1895). Après la crue de 1901 et jusqu'en 1952, il n'y a eu que 6 crues dont deux ont inondé et engravé des bâtiments.
Les ouvrages paravalanches existants étant  très peu efficaces, leur disparition n'est  pas susceptible d'entraîner une aggravation sensible  des risques, qui sont  d'ailleurs limités, pour les habitants de la vallée. Du reste, la dégradation et  la disparition  de beaucoup  d'entre  eux  depuis 1937  ne  s'est  traduite  par aucune recrudescence notable de l'activité torrentielle. Il n'y a donc pas lieu de les entretenir, d'autant plus que la dépense d'entretien serait, faute de moyens d'accès plus aisés, très élevée. C'est d'ailleurs la politique qui a été suivie depuis maintenant plus de quarante ans. Cette décision est sentimentalement  difficile à prendre, car ces ouvrages ne manquent pas d'allure et ils ont été édifiés au prix de grosses difficultés, mais leur entretien est d'avantage du ressort de la conservation des sites et monuments historiques.
Arrivé au col, un spectacle  saisissant  se  trouve face à moi, je suis impressionné en découvrant  une importante série de paravalanches de  pierres qui ont  été construits il y a déjà  bien  longtemps. A quelques dizaines de mètres du col adossé à un gros rocher se trouve un abri qui servait aux gens d'Epierre qui ont contribué à leur construction. Ils montaient à pied  et  restaient  sur place en s'abritant dans cet endroit qui comporte des ouvertures mais, sans fenêtres ni portes d'installées, ce qui laisse à penser que ce ne devait pas être la fête tous les jours.
Voici maintenant "La Mère de l'eau", et un sentier remplace enfin l'interminable piste. La montée est un peu plus ardue mais, le sommet n'est plus très loin, à peine une heure. A gauche, vue sur le Roc Rouge, où je vais terminer ma balade afin d'avoir une vue encore plus étendue et à droite, au bout du sentier que l'on voit, l'arrivée au col de Montjoie.
Tout doucement maintenant, on sort de la forêt, la montée est douce et la vue s'élargit, le paysage est magnifique  avec  tous  ces arbrisseaux  qui  changent  de  teinte, au centre,  une vue sur la station de St François longchamp et à droite on ne manque pas de remar- quer le Cheval Noir.
Vous poucez aussi accéder à cette randonnée par d'autres endroits. Il vous suffira d'aller directement depuis la route du Col de la Madeleine (Longchamp 1650, ou le virage 1896 m), ou encore par Epierre à l'aide des pistes et chemins forestiers.
Joli mois d'octobre, où les  randonnées ont  une  autre saveur; Les couleurs superbes  qui  mettent  encore  plus  de  valeur  aux  reliefs  et   le  soleil  qui continue d'être bien présent mais, qui  "cogne" avec quand même moins de violence. La randonnée du jour  est  dans  cette  ambiance. Son accès facile ainsi  que  son  parcours  bien  fléché,  avec  un  dénivelé  tout  à  fait  correct jusqu'à  "La mère de l'Eau"  qui correspond à  la fin de la  piste carrossable.
Ensuite le dénivelé  s'accentuera un peu plus, jusqu'au col  pendant environ une heure de marche. Mais pas question de joindre cet endroit en voiture, le départ se  situe  au  bout  de  la  route  goudronnée, dans un cadre des plus agréables, qui  peut à  lui seul  être le  prétexte  d'une sortie, le lac de la Gde Léchère. Cet  endroit  ombragé, agrémenté de  tables de  pique-nique, avec comme décor, les sommets environnants ne pourra que vous ravir.  
Le Lac de la Grande léchère.
Ci-dessous: pendant la montée au Grand pré, après avoir quitté la piste.