Sardières 
Col de Rochilles
Bonneval - l'Ecot
Refuge de Vallonbrun
Fort Marie Christine
Barrage de Plan d'Aval
Le Col - Polset
Vallée d'Avérole
Les chalets de la Buffaz
les chalets de Beaune
Sardières
Accès: de Modane ou Villarodin, rejoignez la D 215 pour vous garer au  Belvédère, au-dessus de  la soufflerie  d'Avrieux  (Onera), la route menant  au fort n'est pas déneigée l'hiver. L'altitude n'étant pas élevée, cette sortie en raquettes devra se faire assez tôt  dans l'hiver, sinon, la neige disparaissant assez rapidement, la sortie se transformera en randonnée tout court.
On arrive tout d'abord à  la chapelle et cascade St Benoit, au bout  d'une  petite demi-heure de marche et, on ne manquera pas  de s'approcher de cette chute d'eau figée dans des sculptures de  glace, pour ensuite, à une  dizaine  de  mètres  à  droite du panneau  indiquant  ses caractéristiques, prendre la montée dans les arbres sur  le fort que l'on aperçoit perché. Cette petite grimpette assez facile vous prendra très peu de temps, 30 à 45 mn si mes souvenirs sont bons, tout en prenant le temps d'admirer le paysage.
Photos de dessus: Coup d'oeil en arrière, sur  Villarodin, le Bourget, modane et  les sommets du massif des Cerces; au centre, le fort qui n'est plus très loin et à droite vue sur les forts de l'Esseillon:
Les forts de l'Esseillon, est un ensemble de fortifications édifié après l'empire napoléonien par  la monarchie sarde, par crainte de nouvelles invasions. La position du verrou rocheux était telle que le passage  devenait  infranchissable. Mais  30  ans  plus  tard, la  Savoie  se  donnait à  la  France  et  les  forts  Victor-Emmanuel, Charles Félix, Marie- Christine  et  Charles-Albert  tombaient  dans  l'oubli. Leur  valeur  historique, la   beauté   du  site, les  nécessités  du  tourisme  ont   rendu  leur  restauration  d'actualité. Une association "les Forts de l'Esseillon" s'est constiutée en 1970 qui a tout d'abord réhabilité "Marie-Christine", devenu centre culturel.
ci-dessus:  la chapelle St Benoit.
La chapelle se trouve  à proximité de la cascade Saint Benoît, elle est un lieu de pèlerinage ancien qui perdure de nos jours  pour célébrer la fête du saint  patron. On  rapproche  sa   fondation  de  la proximité  de l'abbaye  bénédictine  de Novalaise, près de  Suse  en  Italie. Cependant, aucun  docu- ment ne peut nous livrer le nom de son fondateur ou la date de sa fondation, antérieure à 1435.
La Cascade Saint Benoit  de 80 mètres de hauteur est alimentée par  le ruisseau  St Benoit qui prend sa source au fond d'Aussois.  
Le  film  " Les rivières pourpres "  avec  Jean  Réno débute  ici, avec  ce  premier  cadavre  sensé  avoir été placé dans une niche à gauche de la cascade, et le grand bâtiment situé à  l'entrée de  l'Onera qui représentait l'Université où se déroulait l'enquête.
Vues sur la cascade.  
Petite  ballade  raquettes tranquille, qui peut être le but de multiples prétextes; 1- pas trop  de dénivelé, 2- visites de  lieux naturels et de célèbres  fortifications, 3- rando où, à  l'arrivée  au fort, l'on apprécie de  mettre  les   pieds  sous   la   table, puisque   en  plus  d'être  un monument restauré, ce lieu est un...restaurant, et très bon en plus.
Le  fort  Marie-Christine est un  élément  de l'ensemble fortifié  de l'Esseillon, barrière défensive  financée par  l'empire ostro- hong- rois pour se prémunir des invasions sur  ce passage  vers l'Italie, dont l'empire s'étendait  sur une partie de l'actuelle Italie du Nord  (après l'épopée napoléonienne). La Savoie était alors un territoire du royaume de Piémont-Sardaigne (après l'occupation  française de 1796 à 1814). Ces  forts, depuis  la redoute  Marie-Thérèse (au bord de la RN 6) au Fort Marie-Christine, présentent une architec- ture  surprenante  et  intéressante chargée d'histoire. En 1983, le  Fort  Marie-Christine  est  classé  monument historique.
Ci-contre: Sur la D 215 en direction des forts.
Nous  voici   maintenant   au  bout   de  la  montée  avec,  face  à   nous, la  station d'Aussois  et  à  l'arrière; le  Roc  des  Corneilles, la  Pointe  de  Bellecôte, la Dent Parrachée  (vivement cet été) - à droite  le sentier par  lequel  on arrive et l'on peut apercevoir à  peu  près au centre, la  station  de  la  Norma. Ci contre les derniers mètres qui vont nous permettre de  rejoindre  le fort  Marie-Christine se  font sous les arbres, sur une  partie  plate. A  la sortie de  la  forêt, vue sur  les sommets du Mont-Cenis. Dernière photo, les ruines du fort Charles-Félix.
Charles-Félix, né à Turin  en 1765, fut roi  de Sardaigne de 1821 à 1831. Il est le frère  et  le  successeur  de  Victor-Emmanuel. Le  fort  est  mis  en  service en 1827, il  a  la  forme  d'une  étoile, il  est  beaucoup  plus  petit  (garnison de 150 hommes) mais possède des murailles énormes. Egalement appelé localement "le fort démoli", Charles-Félix a été détruit  sur ordre  de  Napoléon III, à l'heure du rattachement de la Savoie à  la France en 1860. La fréquentation de l'édifice est déconseillée car dangereuse.
Si le départ se situe à environ 1200 m. d'altitude, l'arrivée est à 1494 m. Donc tout le monde peut s'y mettre. Le retour se fera en rejoignant la route départementale, de manière à  longer  le fort Victor-Emmanuel  et en suivant, retour au parking. Et s'il faut donner un temps, je dirai que le circuit vous prendra environ 2h30.
Fort Marie Christine
Une fois garé sur le petit parking du Belvédère, vous ne manquerez pas de jeter un oeil sur les gigantesques intallations de l'Onera, qui se trouvent  juste en  dessous, avant  de prendre  la  direction  de la cascade St Benoit.
ONERA
Voici  déjà plus  d'un demi-siècle que  l'Office  National  d'Étude et de  Recherches   Aérospatiales   (O.N.E.R.A.)   fabrique  du  vent  à Modane - Avrieux.  La  dynastie  des   Ariane, celle  des  Airbus, le Rafale  ou  encore   le  futur   hélicoptère   urbain   du  XXIe  siècle figurent   parmi   les   grands  bénéficiaires   de   son   inépuisable souffle.
Dès 1946 en effet, cet étonnant  miracle qui  consiste  à transfor- mer  l'eau   en  vent,  a  commencé  à  s'opérer   à  proximité  des conduites  forcées  du  barrage  d'Aussois. La  présence  de  ces dernières  avait  dicté  le choix  du  site au  moment de transférer sur  le  territoire  français, à  titre  de  dommages  de  guerre, une soufflerie géante  que  les nazis  avaient  commencé à construire dans   le  Tyrol   autrichien   pour  y  expérimenter   leurs  bombes volantes.